Obligation vaccinale grippe : la HAS contredit ses experts
Interview de Catherine BOUISSOU, présidente du Syndicat Liberté Santé (SLS), chez NEXUS
Catherine Bouissou, présidente du Syndicat Liberté Santé (SLS), était invitée dans une émission de Nexus consacrée à l’avis de la Haute Autorité de Santé recommandant, le 20 juillet 2026, de rendre obligatoire la vaccination contre la grippe pour l’ensemble des professionnels de santé.
Cette interview revient sur une contradiction que la HAS n’assume pas : dans le même avis, elle refuse l’obligation aux résidents âgés en EHPAD, au nom de leur autonomie et de leur consentement, mais l’impose aux soignants du même établissement et à tous les professionnels de la santé.
🎙️ Au programme :
➤ L’avis de la HAS du 20 juillet 2026 et ce qu’il recommande réellement ;
➤ La contradiction entre le refus opposé aux résidents et l’obligation imposée aux soignants ;
➤ Le fait que 11 des 13 experts du groupe de travail de la HAS se sont prononcés contre cette obligation ;
➤ Les deux lettres ouvertes adressées par le SLS au Président de la HAS et à la Ministre de la Santé ;
➤ Le risque, dans un contexte de tensions sur les effectifs, de voir des soignants quitter la profession ;
➤ Le précédent de 2006, où cette même obligation avait été instaurée puis suspendue ;
➤ La position constante du SLS : le consentement libre et éclairé ne se divise pas.
Catherine Bouissou rappelle que le SLS ne prend pas position sur le vaccin lui-même : se faire vacciner relève d’un choix individuel, libre et éclairé. Ce que le syndicat conteste, c’est le recours à la contrainte alors que la HAS qualifie elle-même le niveau de preuve de « généralement faible », et alors que son propre groupe d’experts s’y est très majoritairement opposé.
Elle revient aussi sur les conséquences humaines d’une nouvelle obligation, trois ans à peine après la levée des suspensions liées à l’obligation vaccinale Covid, dans un système de soins déjà en tension sur les effectifs.
Le SLS demande le renoncement au décret d’application et une concertation réelle avec les organisations de soignants.
Retranscription de l’entretien
Estelle Brattesani — Aujourd’hui, nous allons recevoir à distance Catherine Bouissou, présidente du SLS, le Syndicat Liberté Santé. Début août, nous avions reçu un communiqué de presse de leur part : « Obligation vaccinale grippe, le SLS interpelle la HAS (la Haute Autorité de Santé) et la ministre de la Santé. » Qu’a à dire ce syndicat ? Sont-ils pour ? Sont-ils contre cette obligation vaccinale selon vous ? Nous allons en savoir plus avec Catherine Bouissou. Bienvenue à elle.
Catherine Bouissou — Bonjour Estelle, merci de nous donner la parole.
Estelle Brattesani — C’est avec plaisir que nous le faisons. Ce n’est pas la première fois d’ailleurs. La dernière fois c’était à Vierzon pendant les Rencontres citoyennes internationales. On avait évoqué notamment déjà cette obligation vaccinale contre la grippe. Vous n’avez pas lâché le morceau depuis, vous suivez l’affaire de près. Alors, que s’est-il passé au mois de juillet 2026 ?
Catherine Bouissou — Au mois de juillet 2026, la HAS s’est prononcée en faveur de l’obligation vaccinale. Elle s’est prononcée le 20 juillet. La HAS rend un avis consultatif, mais l’obligation vaccinale dépendait de l’avis de la HAS. Donc maintenant on attend le décret d’application.
Estelle Brattesani — Penses-tu que ce décret va passer ou pas ?
Catherine Bouissou — Je ne sais pas. Je ne suis pas dans la tête des ministres, mais normalement ils devraient le faire passer depuis le temps qu’ils veulent imposer le vaccin contre la grippe. Le problème, c’est que c’est la décision de la HAS.
Estelle Brattesani — Selon toi, est-ce que la HAS se base sur des données solides pour pouvoir imposer cette obligation vaccinale ?
Catherine Bouissou — Elle se base sur tout, sauf sur des données solides et scientifiques. Étant donné qu’elle a choisi 13 experts… Il y a eu un appel à candidatures pour faire partie du collège des experts, donc elle a choisi ces experts-là. Sur 13 experts qui étaient présents, 11 se sont prononcés en défaveur de l’obligation de la grippe, et deux se sont prononcés en faveur d’une incitation forte à avoir le vaccin de la grippe, mais contre l’obligation.
Estelle Brattesani — Ah oui, donc sur tous les experts, il n’y en a aucun qui était pour à fond.
Catherine Bouissou — Ils étaient tous pour la non-obligation effectivement.
Estelle Brattesani — Comment ça se fait que… Déjà on précise que la HAS, la Haute Autorité de Santé, normalement n’a qu’un avis consultatif. Elle ne peut rien imposer.
Catherine Bouissou — Mais dans la loi de financement de la Sécurité sociale, il était écrit que l’obligation vaccinale serait mise en place après avis de la HAS. C’est un avis consultatif, ça a été la même chose pour les suspendus. La suspension a été levée après l’avis de la HAS.
Estelle Brattesani — Donc là, on a 13 experts, 11 sur 13 vraiment qui sont contre cette obligation vaccinale, et la HAS recommande quand même l’obligation vaccinale. On est en plein 49.3 de la HAS là !
Catherine Bouissou — C’est à peu près ça. Oui. (rires)
Estelle Brattesani — Sérieusement, oh là là. Quelles actions avez-vous menées au sein du SLS ? Vous avez écrit au ministre de la Santé et vous avez écrit aussi à la HAS pour leur dire quoi ?
Catherine Bouissou — Pour leur dire qu’on n’était pas d’accord sur leur décision. Qu’il fallait nous expliquer pourquoi leurs 13 experts étaient contre. En tout cas 11 étaient formellement contre, et même s’ils émettent un avis favorable à la grippe, ils sont contre l’obligation de la grippe au vu de tous les antécédents qui ont existé, et la HAS se prononce pour. Donc on ne comprend pas. On demande à la HAS a minima d’expliquer sa décision, et on demande au ministre de ne pas signer le décret.
Estelle Brattesani — Tu dis qu’ils sont favorables à la vaccination contre la grippe mais ils sont contre l’obligation. C’est ça que tu voulais dire. Dans la lettre ouverte à la ministre de la Santé, vous dites bien : « En décidant de rendre obligatoire la vaccination antigrippale des professionnels de santé, le gouvernement engagerait une restriction durable du consentement individuel de centaines de milliers de soignants sur le fondement d’une recommandation dont la propre autorité scientifique qui l’a émise reconnaît les limites probatoires. » Parce que ce qui vous tient à cœur surtout au SLS, c’est ce fameux consentement. Ça, vous le défendez depuis le début.
Catherine Bouissou — Depuis le début, oui. La première règle de conduite du SLS, c’est le consentement libre et éclairé. Dans sa décision, la HAS dit : « On n’imposera pas le vaccin aux résidents puisqu’on considère que dans les Ehpad, les résidents, c’est leur domicile. Très bien. » On va respecter le consentement libre et éclairé pour les résidents, mais pas pour les soignants. En fait, dans le même texte, dans le même rapport, ils sont contre l’obligation vaccinale des résidents, mais pour l’obligation vaccinale des soignants. Donc voilà…
Estelle Brattesani — Comment on peut appeler ça ? (rires) Je ne sais même plus, parce que « deux poids deux mesures », je trouve que ce n’est pas assez fort comme terme.
Catherine Bouissou — Oui, mais ça ne s’explique pas. Scientifiquement ça ne s’explique pas.
Estelle Brattesani — Ça fait un truc dans le cerveau qui… Non, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. Ça fait une dissonance.
Catherine Bouissou — Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas bien effectivement. Le vaccin contre la grippe a déjà été rendu obligatoire en 2006 si je ne m’abuse, et l’obligation a été retirée avant même que le fait d’être vacciné obligatoirement soit rendu définitif par le gouvernement. En 2023, ils ont aussi essayé de mettre le vaccin obligatoire et ça n’a pas été validé. Je ne comprends pas, parce qu’ils reconnaissent eux-mêmes que le vaccin a un potentiel de garantie qui est minime et il n’y a aucune étude faite sur la transmission.
Estelle Brattesani — Ah bah tiens, ça rappelle quelque chose. Oui, pour les soignants, ça leur rappelle quelque chose. D’ailleurs, peux-tu rappeler quand a été créé le SLS et dans quelles circonstances ? Parce qu’il y a des gens qui ne vous connaissent pas et qui nous écoutent.
Catherine Bouissou — Tout à fait. Le SLS a été créé en 2021, le 3 août, justement par rapport à cette obligation vaccinale pendant la crise Covid. On est venu en aide à tous les soignants qui demandaient de l’aide auprès du SLS et depuis, le SLS se bat fermement contre le fait qu’on nous refuse le consentement libre et éclairé. C’est la base du soin. On ne peut pas dire : « on applique dans certains cas, on n’applique pas dans l’autre ». C’est la base. La base, c’est un consentement libre et éclairé. Quelle que soit l’action qu’on fait, il faut un consentement libre et éclairé. Donc le SLS demande ça. Depuis la crise Covid, les choses ne se sont pas arrangées pour les soignants. Certains soignants n’ont toujours pas été réintégrés. Nous avons encore des recours en justice qui ne sont pas terminés. Ce n’est pas derrière nous. Les cicatrices ne sont pas refermées sur la crise Covid. On a perdu beaucoup de soignants et là, alors que l’hôpital est à l’os, ils veulent encore mettre une vaccination obligatoire. Alors que même Monsieur Peronne, qui était « monsieur vaccin » à l’époque pour les soignants et autres, disait lui-même qu’il faut faire des incitations à la vaccination — et on était tout à fait d’accord — mais pas le rendre obligatoire. D’autant que les choses ont légèrement changé, puisque nous les soignants on a des vaccins obligatoires, mais les vaccins obligatoires qui étaient sur les soignants étaient pour protéger les soignants. Un vaccin protège l’individu. Les vaccins n’ont jamais été testés pour le risque de transmission à un autre. Se faire vacciner, c’est un acte personnel pour se protéger. Alors maintenant, c’est pour se protéger, atténuer les formes graves. OK, très bien. Mais il n’a jamais été étudié, il n’a jamais été écrit qu’un vaccin pouvait protéger les autres.
Estelle Brattesani — Tu crois qu’ils vont nous sortir un spot publicitaire avec papi et mamie et les petits-enfants en disant : « Protégez papi et mamie contre la grippe en vous vaccinant » ? (rires)
Catherine Bouissou — Écoute, je ne sais pas s’ils vont nous sortir ça, en tout cas dans les établissements de santé, on commence déjà à recevoir des messages nous disant : « Vous n’avez pas atteint le… » comment ils appellent ça ? Le quota…
Estelle Brattesani — Oui, le taux de personnes vaccinées, de soignants vaccinés.
Catherine Bouissou — « Vous n’êtes qu’à tant de pourcentage de personnes vaccinées. Veuillez prévenir vos équipes qui doivent se faire vacciner. » Parce que c’est depuis le mois d’avril qu’on doit commander le vaccin, donc ça ne se fait pas à la dernière minute. Mais ils ont un terme qui m’avait choquée, c’était « l’objectif ». « Voilà, les objectifs de vaccination ne sont pas atteints. Nous sommes bien en dessous. » Donc, ils font passer des mots déjà dans les services.
Estelle Brattesani — Vous avez écrit donc à la ministre, Madame Rist. Avez-vous eu une réponse ?
Catherine Bouissou — Absolument pas.
Estelle Brattesani — Et avez-vous eu une réponse de la HAS ?
Catherine Bouissou — Non plus.
Estelle Brattesani — Ah ben c’était le mois d’août, c’est pour ça.
Catherine Bouissou — Non. Oui, ils aiment bien les mois de juillet et les mois d’août pour mettre des obligations, pour mettre des contraintes. Donc ils peuvent le faire. Ils sont présents dans un sens mais seront absents dans l’autre. Je veux bien. Je suis prête à tout entendre mais…
Estelle Brattesani — Parce que là vous lui dites bien à Madame la ministre : « rien ne justifie un décret ». Donc vous lui demandez de ne pas signer ce décret. Eh bien, nous allons voir si elle va vous écouter, hein.
Catherine Bouissou — On espère.
Estelle Brattesani — Vous dites bien, moi j’aime bien cette phrase : « Contraindre n’est pas convaincre. Aucun soignant ne devrait avoir à choisir entre sa conscience et son métier. » Et c’est tout à fait ça, parce que le risque que vous évoquez aussi dans vos courriers, c’est que ça va faire fuir les gens. Il y en a qui ne vont plus vouloir devenir soignants. Ça va éteindre des vocations quoi.
Catherine Bouissou — Tout à fait. Il y a des soignants qui nous appellent déjà, parce que nous sommes sur le dossier de la grippe depuis le mois de décembre de l’année dernière. On savait que c’était dans les tuyaux donc on travaille dessus. Et beaucoup de soignants nous disent : « Non là ça suffit quoi, après le coup du Covid, et des gens qui avaient été vaccinés pour le Covid qui disent cette fois-ci terminé, les obligations de ce style-là on n’en veut plus. » D’autant qu’il y a encore un flou artistique. La HAS s’est prononcée au mois de juillet, le décret d’application n’est pas sorti. Donc on ne sait pas encore dans quelles conditions on va être vacciné. Quel sera le vaccin ? Est-ce que ce sera un vaccin simple ou pas ? Entre-temps, ils font passer des bruits. Nous avons Moderna qui a eu — je crois que je l’avais dit la dernière fois d’ailleurs — Moderna a eu l’autorisation de mise sur le marché par l’Europe pour son combo grippe-Covid.
Estelle Brattesani — Ah oui, ça annonce un hiver un peu particulier là.
Catherine Bouissou — Tout à fait. Il avait été refusé aux États-Unis, ce même vaccin, et puis bon alors je ne suis pas de près les histoires américaines mais visiblement il vient d’être réautorisé. Donc on se pose des questions et on reste très vigilants.
Estelle Brattesani — Quelle est la prochaine étape là ? Est-ce que les gens peuvent faire quelque chose, les gens qui nous écoutent ? Parce que vous avez écrit à ces deux institutions, mais qu’est-ce qu’on peut faire, nous ?
Catherine Bouissou — Pas grand-chose au niveau de cette décision de la HAS. Nos avocats sont déjà sur le pied de guerre depuis juillet pour étudier toutes les possibilités que nous avons pour nous opposer fermement à la décision de la HAS. En tout cas, pour qu’elle réévalue sa décision en fonction de l’avis scientifique. Chaque fois on part de là, on part du fait que ses experts s’y sont opposés. Et nous demandons aux gens qui se posent des questions : venez nous rejoindre au SLS, n’hésitez pas, on vous donnera toutes les informations et l’état d’avancement de tous nos dossiers. Mais il faut qu’on soit une force d’opposition à ce genre de manœuvre du gouvernement.
Estelle Brattesani — Y a-t-il de plus en plus d’adhérents au SLS ou est-ce qu’après l’effet Covid ça a fait pschitt ?
Catherine Bouissou — Alors il y a eu un effet post-Covid c’est certain, puisque les soignants ont repris leur activité, ils n’étaient plus suspendus. Parce qu’au SLS nous avons des soignants non suspendus, nous avons des soignants qui ont fait leur injection Covid. Nous n’avons jamais été opposés à ces adhérents-là, de quelque façon que ce soit. Donc on a vraiment de tout et on a tous les corps de métiers. Donc effectivement, il y a eu un léger pschit, mais les adhésions repartent à la hausse cette année.
Estelle Brattesani — Tu veux dire qu’au SLS, il y a des personnes qui ont été injectées et d’autres non. Il y a de tout. Est-ce que tu conseillerais aux citoyens que nous sommes d’écrire à la ministre de la Santé, d’envoyer des mails, des lettres, à notre façon, et de dire « Non, on est contre » ?
Catherine Bouissou — Oui, ce serait intéressant qu’ils voient que le public en général n’est pas favorable à ça pour les soignants. Mais en même temps c’est un peu difficile de demander aux gens, une fois de plus, de défendre les soignants puisque nous sommes les seuls ciblés. Mais nous avons des gens qui soutiennent le SLS qui ne sont pas du tout soignants et ce sont des donateurs pour le SLS. Ça nous permet de payer toutes les procédures judiciaires que nous intentons. Écrire ne peut être qu’un plus. Tout ce qui est fait en faveur de la liberté de choix, du consentement libre et éclairé pour tous, c’est un plus pour notre société.
Estelle Brattesani — Donc même les soignants, parce que je parlais des citoyens, mais si vous êtes soignant, en plus de l’action du SLS vous pouvez vous-même envoyer un courrier.
Catherine Bouissou — Tout à fait. On a aussi le Collectif des 300 qui nous soutient. Ce sont des avocats et ils ne se positionnent pas sur le vaccin ou autre. Ils se positionnent sur le fait que les experts ont dit non, et que la HAS a dit oui. Il y a ça. Il y a aussi le syndicat d’infirmiers libéraux qui nous a soutenus, ils ne comprennent pas. Pourtant, ce sont des infirmiers libéraux pour la grande majorité, ils ne se sont pas opposés à l’injection Covid. Mais là, les choses changent. Les gens se réveillent, ils commencent à comprendre qu’il y a des conflits, des choses qui ne peuvent pas fonctionner ensemble. Ils nous bassinent les oreilles avec : « On s’appuie sur le scientifique. Nous sommes des scientifiques, vous, SLS, vous n’êtes pas des scientifiques. » Mais l’avis des scientifiques dit non à l’obligation vaccinale !
Estelle Brattesani — Oui, parce qu’en termes juridiques, vous dites dans votre communiqué : « Le consentement libre et éclairé, consacré par la loi du 4 mars 2002 et la Convention d’Oviedo, ne se divise pas selon que l’on est soigné ou soignant. » C’est quoi cette Convention d’Oviedo ?
Catherine Bouissou — En fait, c’est ce qui donne à chaque soignant le libre choix de ses soins. On ne peut pas imposer à quelqu’un un soin dont il n’a pas conscience des bénéfices et des risques. Sinon, on a la porte ouverte à tout. Demain, tu rentres à l’hôpital pour un problème X ou Y, et on décide et on fait ce qu’on veut de toi. On peut faire toutes les expériences possibles et imaginables.
Estelle Brattesani — Ouais. Vous n’êtes pas des cobayes les soignants.
Catherine Bouissou — Non, les soignants ne sont pas des cobayes, et nos patients ne sont pas des cobayes non plus.
Estelle Brattesani — Et ça c’est très important parce qu’au SLS non seulement on est pour le consentement libre et éclairé mais on est pour le bien-être des patients.
Catherine Bouissou — Le patient est une personne. Le patient doit être au centre du soin. Ça ne peut pas être des directives qui tombent comme ça pour faire plaisir à je ne sais qui. Non, ce n’est pas ça le soin.
Estelle Brattesani — D’ailleurs, nous renvoyons nos auditeurs vers l’entretien que nous avions fait à Vierzon où tu parlais des soins palliatifs. Il y avait aussi une partie sur l’obligation vaccinale, mais l’entretien était dédié principalement aux soins palliatifs. On ne va pas réévoquer ce sujet aujourd’hui, mais c’est pour dire à quel point le bien-être du patient compte pour le SLS.
Catherine Bouissou — Ah, c’est notre priorité absolue.
Estelle Brattesani — As-tu envie d’ajouter quelque chose Catherine avant qu’on se quitte ?
Catherine Bouissou — Eh bien le SLS reste ouvert à toute proposition du gouvernement pour pouvoir discuter ensemble de cette obligation vaccinale. Et le SLS accueille bien entendu tous les soignants et les personnes qui veulent soutenir le SLS. N’hésitez pas à nous contacter.
Estelle Brattesani — Le site du SLS c’est syndicat-liberte-sante.com. N’hésitez pas à découvrir leurs actions passées. Nous avions suivi votre action contre les bonimenteurs, on était même allés jusque devant le Conseil de l’Ordre des médecins quand ils avaient reçu notamment Karine… À chaque fois j’oublie son nom ! Karine Lacombe, qui vous avait fait un gros doigt d’honneur…
Catherine Bouissou — Oui, surtout elle l’avait fait à des personnes victimes du vaccin qui étaient devant l’Ordre des médecins.
Estelle Brattesani — Ouais.
Catherine Bouissou — C’est surtout ça, qu’elle essaie de nous insulter, nous SLS, il n’y a pas de problème, mais insulter des victimes, des patients qui ont écouté leur argumentaire… c’est vraiment énorme. Et il faut savoir que les actions contre les bonimenteurs continuent. Même si l’Ordre des médecins a reconnu que parfois ils avaient peut-être manqué un peu de prudence dans leurs dires, nos cinq recours qu’on avait faits ont été rejetés. Nous avons donc fait appel. Les appels sont en cours.
Estelle Brattesani — On rappelle pour ceux qui nous écoutent que ces actions contre les bonimenteurs, c’était contre les médecins de plateaux. Vous avez porté plainte devant le Conseil de l’Ordre parce que vous disiez que ces médecins, en pleine période Covid, se permettaient d’annoncer des choses qui n’étaient pas encore prouvées à l’époque, de faire des recommandations voire même des injonctions qui pouvaient être dangereuses pour la population si on les écoutait à la lettre sans réfléchir.
Catherine Bouissou — C’est un peu ça. D’autant qu’en plus, ils nous traitaient — les personnes et les soignants qui avions refusé la vaccination — d’être des anti-sciences, des anti-tout ce qu’on veut, des antivax. Alors que ce n’est pas vrai. Nous on demandait déjà à cette époque, et on l’affirmait haut et clair : nous voulons un consentement libre et éclairé. Le consentement libre on ne l’avait pas puisqu’on était obligés, et éclairé on ne l’avait pas puisqu’on ne savait rien. Donc en plus de ne pas avoir ce consentement libre et éclairé, on nous demandait de pousser le public à accepter cette vaccination, ce qui était déontologiquement impossible.
Estelle Brattesani — Eh bien, nous verrons s’ils parviennent à imposer l’obligation vaccinale contre la grippe, on suivra l’affaire de près.
Catherine Bouissou — En tout cas, cette fois-ci, on est prêts. Contrairement à 2021 où on s’était montés un peu dans l’urgence et où l’on a dû traiter dans l’urgence, cette fois-ci, on est prêts.
Estelle Brattesani — Merci Catherine, et au prochain communiqué de presse, vous nous recontactez, on refait des visios, on relaye vos actions.
Catherine Bouissou — Merci beaucoup Estelle.
Estelle Brattesani — Merci d’avoir suivi cet entretien chers auditeurs. N’hésitez pas à aller voir ce que propose le SLS, à vous abonner à Nexus, à trouver notre magazine en kiosque, à suivre notre newsletter. C’est grâce à vous que nous existons. À bientôt.
🕊 Le Syndicat Liberté Santé
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