Milan : le témoignage d’Aurore Thiébaut, et l’obligation vaccinale qui vient
Témoignage d’Aurore Thiébaut, filmé à Milan le 11 septembre 2026. Vidéo publiée par l’association On a eu not’dose.
Le 11 septembre 2026, à Milan, Aurore Thiébaut a témoigné devant des associations de victimes venues d’Italie, de France et d’ailleurs. Elle y raconte ce que l’obligation vaccinale de 2021 a fait de sa vie. Elle y dit aussi son inquiétude devant l’obligation vaccinale contre la grippe annoncée en France pour l’automne 2026, et cite le Syndicat Liberté Santé.
Le témoignage d’Aurore Thiébaut
Aurore Thiébaut a 41 ans. Elle est venue des Vosges, et siège au conseil d’administration de l’association On a eu not’dose. Professionnelle de santé, elle a été soumise à l’obligation vaccinale instaurée par la loi du 5 août 2021, et a reçu deux doses en juillet et en août de la même année.
Dès la première, dit-elle, sont venues des douleurs au point d’injection, puis des maux de tête, des vertiges, des palpitations, des essoufflements, des troubles digestifs, des insomnies. Après la seconde, tout s’est aggravé. Il lui a fallu traverser l’errance et la maltraitance médicales avant d’obtenir enfin des diagnostics, en avril 2023 : une encéphalomyélite myalgique (EM/SFC), un syndrome d’activation mastocytaire (SAMA) et une hypersensibilité chimique multiple.
Son quotidien aujourd’hui, elle le décrit sans emphase : une incapacité de travailler, une invalidité de deuxième catégorie, une canne et, lorsque c’est nécessaire, un fauteuil roulant. Quatre à six heures de repos chaque jour, sans stimulation, pour limiter les malaises et surtout éviter l’aggravation. Elle dit aussi qu’elle est bien entourée, et que son état évolue lentement vers du mieux depuis 2024.
Ce qu’elle dit de l’obligation vaccinale contre la grippe
Dans la seconde partie de son intervention, Aurore Thiébaut quitte son histoire personnelle pour parler de ce qui vient. Elle évoque l’obligation vaccinale contre la grippe annoncée, en France, pour les professionnels de santé, et pose les questions restées sans réponse :
Quelles injections seront proposées ? Un simple monovalent, ou un bivalent à ARN messager couplé à la Covid ? Et si l’obligation venait à se généraliser à la population entière, est-ce que les victimes des injections Covid, non reconnues à ce jour en France, seraient également contraintes, par exemple pour accéder à leurs soins médicaux ?
Puis elle cite nommément le Syndicat Liberté Santé :
Dans l’attente de la parution du décret, le Syndicat Liberté Santé, qui a été créé par des soignants suspendus en 2021, a pris les devants et a adressé deux lettres ouvertes aux institutions, et rappelle ce que chacune des associations de victimes défend également : le droit au consentement libre et éclairé.
Ces deux lettres ont été adressées le 5 août 2026, à la suite de l’avis rendu par la Haute Autorité de santé le 20 juillet 2026, qui recommande l’obligation vaccinale annuelle contre la grippe pour les professionnels de santé :
- Lettre ouverte au président de la Haute Autorité de santé
- Lettre ouverte à la ministre chargée de la santé
Sur le fond de cet avis, et notamment sur le fait que le propre groupe d’experts de la Haute Autorité de santé y était majoritairement opposé, voir notre entretien consacré à ce dossier et le communiqué du SLS.
Où en est la France
La situation tient en une phrase : la loi existe, ses textes d’application n’existent pas encore. L’article L. 3111-4 du code de la santé publique, dans sa rédaction issue de la loi du 30 décembre 2025, renvoie à un décret et à des arrêtés le soin de dire quels professionnels sont concernés, dans quels établissements, et selon quelles conditions d’immunisation. Aucun de ces textes n’est paru à ce jour.
Les questions posées par Aurore Thiébaut à Milan sont donc celles-là mêmes qui restent ouvertes en France. Le consentement libre et éclairé suppose de savoir à quoi l’on consent. Une obligation dont on ignore encore l’objet ne le permet pas.
Le cadre : une journée à Milan
Ce témoignage a été porté lors d’une journée intitulée « Il cammino nella luce », le chemin dans la lumière, organisée par les associations italiennes Persone in Cammino, Sindacato d’Azione, Le Verità Nascoste et le Comitato 2CS, rejointes par plus de trente associations et comités nationaux et internationaux. Elle était consacrée aux personnes lésées par la vaccination et aux familles des victimes des protocoles hospitaliers de 2020 à 2026, et s’est prolongée en fin de journée par un rassemblement, les participants vêtus de blanc.
La délégation française réunissait l’association Aavic Team, représentée notamment par Mathieu Dubois, Alain Maupas et Danièle, ainsi qu’Aurore Thiébaut et Julia Walter, porte-parole de On a eu not’dose, qui a témoigné elle aussi, au nom de celles et ceux dont la vie a basculé et qui demandent aujourd’hui à être entendus, reconnus et accompagnés.
Le choix de l’Italie n’est pas indifférent. À partir du 15 octobre 2021, elle a étendu son « green pass » à l’ensemble des salariés des secteurs public et privé, quelle que soit la profession : l’un des dispositifs les plus larges qu’ait connus l’Europe.
Ce que nous retenons
Derrière chaque loi, chaque obligation et chaque décision sanitaire, il y a des personnes, des parcours et parfois des conséquences qui durent des années. Aurore Thiébaut en a fait, à Milan, la démonstration la plus simple qui soit : elle a raconté sa vie.
Merci à elle et à Julia Walter pour leur courage, et aux associations italiennes pour leur accueil.
Ce sont les derniers mots de son témoignage qui disent le mieux ce que cette journée cherchait :
L’union, la solidarité, la fraternité, la prudence nous amèneront à voir un jour la lumière au bout du tunnel. Et ce pour nos enfants et les générations à venir.
« La gente come noi non molla mai »
Les gens comme nous n’abandonnent jamais.














