Fin de vie : le SLS exige la suspension du passage en force sur l’aide à mourir

Défendre le droit à la vie et la liberté de conscience des soignants

Le Syndicat Liberté Santé (SLS), qui défend les professionnels du soin et assimilés, exprime sa profonde préoccupation face à l’adoption imminente de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir, et appelle solennellement l’exécutif à suspendre ce processus faute de consensus.

Le 1er juillet 2026, le Sénat a refusé d’examiner ce texte et a appelé le Gouvernement à interrompre la démarche, faute de consensus. Passant outre, l’exécutif s’apprête à imposer le dernier mot à l’Assemblée nationale le 15 juillet : un basculement d’une telle portée ne peut être décidé contre l’une des deux chambres et sans l’adhésion du pays.

La mission première des soignants est de prévenir, soigner, soulager et accompagner, fondement de la confiance entre patients et professionnels de santé. Or le texte permet qu’une substance létale soit administrée par un médecin ou un infirmier. Donner la mort n’est pas un soin : le 12 février 2026, l’Ordre des médecins et l’Ordre des infirmiers ont eux-mêmes exprimé leurs réserves.

Le SLS dénonce une incohérence majeure : la loi du 26 mai 2026 sur les soins palliatifs a été promulguée, mais privée de son caractère opposable. Elle ne garantit aucun droit exécutoire, alors que quinze à vingt départements restent sans unité de soins palliatifs. On légaliserait la mort administrée avant d’avoir garanti à chacun l’accès réel aux soins.

En conséquence, le Syndicat Liberté Santé demande :

  • la suspension immédiate de l’examen de la loi sur l’aide à mourir, conformément à l’appel du Sénat, tant que le consensus national fait défaut ;
  • la garantie effective d’un accès aux soins palliatifs sur tout le territoire, par le rétablissement d’un droit opposable ;
  • la pleine et entière liberté de conscience de tous les professionnels de santé : aucun soignant ne doit jamais être contraint de participer à un acte contraire à sa conscience ;
  • la protection renforcée des personnes vulnérables, âgées, malades, handicapées ou isolées, afin qu’aucune ne se sente jamais de trop.

Fidèle à son combat pour le consentement libre et éclairé et contre toute contrainte imposée aux soignants, le SLS défend une médecine profondément humaine, qui refuse l’abandon autant que l’acharnement thérapeutique. Au-delà des opinions de chacun, il appelle les responsables politiques, les institutions et les citoyens à un sursaut éthique et à un débat apaisé, à la hauteur de ce que ces décisions engagent pour les générations futures.

Le Bureau du SLS
Syndicat Liberté Santé
Vous soutenir, Vous défendre, Nous rassembler

Contact Presse : RelationPresse@sls.contact
Rejoignez-nous : https://bit.ly/AdhésionSLS

Derniers Communiqués du SLS

Actions du SLS